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Le mot du président

Pour sa deuxième année de mandat à la présidence de SOLIHA Provence, Philippe Oliviero se réjouit de l’évolution de l’organisation et de la gouvernance de l’association (élargissement du Conseil d’administration et mise en place d’un Comité de direction) qui va permettre de bâtir le projet associatif de développement. Il pointe aussi, pour 2018, d’autres sujets de satisfaction, comme la progression constante des produits d’exploitation et l’efficacité de la cellule « Développement et Innovation sociale ».

L’année 2018 aura été pour vous la deuxième année pleine à la présidence de SOLIHA Provence. Quels en ont été les points forts ?
Nous avons poursuivi la mutation de l’organisation et la mise en place du projet stratégique, objectifs qui avaient été définis en 2017. L’association est désormais organisée en « pôles » d’activités. En parallèle, le conseil d’administration a été renouvelé pour un tiers avec des personnalités qui ont toutes une expérience professionnelle reconnue dans les métiers de SOLIHA Provence, mais qui sont engagées avec nous à titre personnel.

Cette gouvernance renouvelée sera conviée fin 2019 à un séminaire de réflexion sur le projet associatif. Nous construirons tous ensemble à partir de cette réflexion le projet de développement de SOLIHA Provence dans une démarche de RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises).

Cette logique de la RSE est pour vous importante…
Essentielle : elle permet de penser la place de l’association en harmonie avec ce que l’on appelle ses « parties prenantes » : les partenaires institutionnels, les collectivités territoriales, les associations, ses prestataires de services et fournisseurs, mais également les ménages bénéficiaires de ses services, et ses salariés bien sûr. Nous nous inscrivons toujours dans la philosophie de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS), et nous avons notamment préparé en 2018 une convention avec le Groupe SOS et un partenariat avec Humanis, sans oublier le développement de nos partenariats économiques avec les banques mutualistes régionales. C’est un axe important de notre développement.

En 2018, vous avez également été choisi par l’Etat et la ville de Marseille pour assurer une maîtrise d’oeuvre urbaine et sociale (MOUS) pour le relogement des ménages évacués pour cause d’immeuble en péril.
Cette convention a été signée début décembre 2018, et même si elle est importante à de nombreux égards, elle ne résume pas l’activité de cette année-là. Je dirais plutôt qu’elle illustre la reconnaissance par les pouvoirs publics de l’expertise et de la capacité opérationnelle que possède SOLIHA Provence. Cela nous honore, mais cela nous oblige également !

Nous sommes présents depuis des années à Marseille, et dans les petites et grandes villes des Communautés du territoire, mais nous n’avions pas jusqu’à présent noué de partenariats avec les grandes collectivités. Cette MOUS est l’opportunité de transformer ces actions concrètes en véritable partenariat avec la Métropole. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle notre Assemblée Générale annuelle s’est tenue le 6 juin 2019 dans l’hémicycle du Palais du Pharo, siège du Conseil métropolitain.

Vous avez d’autres sujets de satisfaction pour l’année 2018 ?
Plusieurs. Tout d’abord, la hausse de nos produits d’exploitation se poursuit, ce qui nous permet d’accompagner encore plus de ménages et de produire encore plus de logements. Ensuite, je me réjouis des actions toujours renouvelées de notre cellule « Développement et Innovation sociale », un service rare dans les SOLIHA de France, qui nous permet d’être à la pointe en nous associant à d’autres partenaires comme le LabZéro. Et puis, je voudrais mettre l’accent sur quelque chose qui est significatif pour moi : SOLIHA Provence intervient dans le centre ancien dégradé de Carpentras, dans le cadre de sa compétence « réhabilitation accompagnée ». Cette incursion dans le Vaucluse, alors qu’il y a une association SOLIHA 84, a été réalisée en totale harmonie avec nos homologues vauclusiens, qui ne développent pas cette compétence. Et donc, nous conjuguons les capacités d’intervention du mouvement SOLIHA à travers de ce partenariat territorial, dans une vraie complémentarité.

Vous avez choisi le thème du “Logement d’abord” pour la table ronde traditionnelle de votre Assemblée générale. Pour quelle raison ?
En premier lieu parce que SOLIHA Provence a déjà plusieurs années d’expérience en la matière, notamment pour avoir participé à la démarche « Un chez soi d’abord ». Il s’agit de montrer que SOLIHA Provence est toujours volontaire dans cette approche et que nous mettons cette expérience au service du nouvel objectif du « Logement d’abord ». La table ronde a permis de réunir Danielle Milon, Maire de Cassis, commune dans laquelle nous venons d’inaugurer un bail à réhabilitation, Thomas Scandellari, directeur du SIAO qui oriente vers nous les ménages, Karine Huet, déléguée départementale Bouches-du-Rhône pour l’ARS avec qui nous avons créé le groupement « Un chez soi d’abord », Emmanuelle Laboury, chef de l’innovation sociale de Logirem avec qui nous travaillons sur l’opération « 10 000 logements accompagnés ».

Philippe OLIVIERO